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Qui est-il ?

Ses nombreux prénoms : Pierre Jacques Étienne 

Son titre : vicomte

Sa date de naissance : 26 décembre 1770

Son lieu de naissance : Nantes

Il est mort le 29 janvier 1842 à Nantes.

Alors ?

Un dernier indice : il a dit le mot De Cambronne…

Eh bien oui, c’est lui… le général de division du Premier Empire Cambronne !

 

 Carrière militaire

Ses parents le voyaient commerçant, mais pas lui… A 21 ans, il s’engage dans le 1er bataillon de volontaires nantais qui allait se battre en Vendée. Il sert ensuite sous les ordres de Dumouriez en Belgique.

Sa bravoure remarquable est remarquée : il passe rapidement capitaine. Il s’embarque alors pour l’expédition d’Irlande sous les ordres de Hoche. Il a 26 ans.

Puis il rejoint l’armée des Alpes sous les ordres de Masséna. Il passe ensuite à l’armée d’Helvétie,  il enlève une batterie russe avec une poignée d’hommes. Victor Hugo le prendra comme modèle pour décrire le commandant Gauvain dans son chef d’œuvre 93.

 

Il est nommé  major commandant du 3e régiment de voltigeurs de la Garde impériale en 1810, et anobli baron d’empire la même année. Puis il participe pendant deux ans à la Campagne d'Espagne.

Il rejoint la Grande Armée pendant la campagne de Russie. Il y commande le 3e régiment de voltigeurs et participe aux batailles de BautzenDresde, et de Leipzig, avant d'être nommé général de brigade à la Bataille de Hanau.

A la bataille de Waterloo, qui eut lieu le 18 juin 1815, il commande le dernier carré de la vieille garde. Le général britannique Colville  le somme de se rendre. Il répond « La garde meurt mais ne se rend pas ! ». Colville insiste. On dit qu’il aurait eu alors une réponse précise, concise et énergique : « merde ! »

(Toute sa vie, il niera avoir fait cette réponse). 

Il est grièvement blessé après l’assaut final et le massacre du dernier carré.  Les Anglais le font prisonnier.

L’a-t-il dit, ou pas ?

La fameuse phrase et le non moins fameux mot sont indissociables de la légende. Il semble que l’un et l’autre soient nés de la plume d'un journaliste, Michel Nicolas de Rougemont, qui les publia dans le journal général de la France fin juin 1815. 

La paternité de la phrase (sans le mot) fut disputée aux descendants de Cambronne par les descendants du général Michel… mais le Conseil d’Etat ne trancha pas. Le doute subsiste donc…

Cambronne, gravement blessé comme nous avons dit, et prisonnier des anglais, fut soigné par Mary Osburn, une infirmière d'origine écossaise. Convalescent, il l’épousa et lui jura n’être pas l’auteur du mot… elle lui aurait alors offert une montre en or !

Victor Hugo écrit, dans ‘’Les Misérables’’ : « L'homme qui a gagné la bataille de Waterloo, c'est Cambronne. Foudroyer d’un tel mot le tonnerre qui vous tue, c’est vaincre. »

Cette (toute petite) grossièreté héroïque a inspiré une pièce à Sacha Guitry : ‘’Le Mot de Cambronne’’. Mais cette pièce est en vers… saurez-vous trouver avec quel autre mot Sacha fit rimer ce mot, le plus célèbre sans doute de la langue française ?

Jean Yanne ironisa lui aussi : « Cambronne ne mâchait pas ses mots. Heureusement pour lui… ».

Quant au Schtroumpf, il se contente de dire « schtroumpf » pour marquer sa désapprobation...

Plus tard…

Cambronne demanda à Louis XVIII la permission de rentrer en France, n’attendit pas la réponse, et revint. Il fut arrêté, conduit à Paris, traduit devant le conseil de guerre pour trahison, et acquitté le 26 avril 1816. .

Il retourna à Nantes, dans la propriété familiale. Louis XVIII le fit maréchal, puis vicomte. Il prit sa retraite en 1822.

Il fut fait grand officier de la Légion d'honneur en 1831.

Il mourut à son domicile nantais le 29 janvier 1842. Le roi Louis-Philippe 1er autorisa la ville à élever une statue en son honneur.

À Paris, une rue, une place, un square et une station de métro, tous situés dans le 15e arrondissement, portent son nom.

Il est représenté sur la frise Le départ des armées de l'Arc de triomphe de l'Étoile et son nom est inscrit sur le pilier Nord du même monument.

Distinctions 

Vicomte
Grand officier de la Légion d'honneur
Comte de l'Empire
Chevalier de Saint-Louis

 

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